paru dans
l'hebdo de ce
vendredi :
Lancée le 16 février dernier lors du Conseil communautaire, la politique
environnementale de Reims Métropole entend être ambitieuse. Objectif : diviser
par 4 les émissions de CO2 sur l’agglomération, d’ici 2030.
« Faire de Reims une métropole exemplaire en matière de développement
durable », tel est le souhait d’Adeline Hazan. En effet, la présidente du
Conseil communautaire, accompagnée de Stéphane Joly, vice-président chargé du
développement durable, a présenté, cette semaine à la Cartonnerie, un plan
climat « ambitieux et économiquement pragmatique » devant permettre à
l’agglomération rémoise de respecter dès 2030 les exigences du « Facteur4 »
imposé par le protocole de Kyoto.
Ce « Facteur 4 » vise à diviser par 4 les émissions
de CO2 en Europe d’ici à 2050. Pour ce faire, une réflexion globale a été
engagée. Englobant l’agglomération de Reims mais aussi, avec leur accord, le
Parc Naturel Régional de la Montagne de Reims et des secteurs ruraux alentours,
ce plan d’actions va démarrer par l’établissement d’un diagnostic
environnemental afin de connaître précisément le nombre de tonnes de CO2
rejetées dans l’air. Ce bilan carbone devrait être connu avant le mois de
décembre.
Parallèlement, plusieurs actions d’envergure vont être très prochainement mises
en place. À la rentrée de septembre, Reims Métropole ouvrira un Point Info
énergie. Dans cette nouvelle structure, les habitants pourront prendre
connaissance des solutions techniques réalisables en matière d’isolation et de
chauffage et facilitant les contacts avec l’ADEME (Agence de l’Environnement et
de la Maîtrise de l’Energie) pour l’octroi de subventions leur seront
facilités. L’automne sera également marqué par la possibilité offerte aux taxis
de bénéficier de l’équivalent de la prime d’Etat accordé aux particuliers pour
l’achat d’un véhicule peu polluant à travers une aide versée par Reims
Métropole. Afin de valoriser les promoteurs immobiliers les plus respectueux en
matière d’environnement, l’agglomération va lancer, à partir du 2nd trimestre
de cette année, son propre label « Développement Durable ». Comprenant un volet
HQE (Haute Qualité Environnementale) et un volet énergétique, ce label sera
décerné par un certificateur indépendant. « Plus nous serons performants en
matière de constructions HQE, plus cela nous permettra de baisser le coût moyen
des charges locatives » a rappelé Stéphane Joly. Dans le même temps, la
collectivité va continuer d’inciter les offices publics d’HLM à créer des
éco-quartiers et à réhabiliter les logements existants en respectant les normes
HQE.
Enfin, Reims Métropole va louer à un opérateur le droit d’exploiter 95 000 m2
de terrasses de bâtiments publics ou de terrains municipaux et communautaires
pour y implanter des panneaux photovoltaïques, soit l’équivalent de 15 terrains
de football ! Ce projet, « le plus important porté par une agglomération en
France dans ce domaine » selon Adeline Hazan, devrait rapporter environ 300 000
€ par an à la collectivité et permettre la production de 10 millions de kw/h,
soit l’équivalent de la consommation électrique d’une ville de 10 000
habitants. Si l’étude de faisabilité a déjà été réalisée, le lancement de
l’appel d’offres auprès des opérateurs sera effectué fin mai 2009. Les premiers
panneaux devraient ainsi être installés dès janvier 2010. Julien Debant