Stéphane Joly 2.0

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Tag - environnement

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mardi 25 mai 2010

une eau de qualité sur le pays rémois

La semaine passée, France3 diffusait un reportage sur la qualité de l'eau, ou plutôt les risques qui pèsent sur la qualité de l'eau qui coule du robinet.

Ce programme a un double avantage. S'il permet de tirer la sonnette d'alarme et d'interpeler les populations les plus touchées par les atteintes à la ressource, il informe et sensibilise les autres sur la nécessité de gérer de façon durable ce bien public.

Service public oblige, Reims Métropole informe régulièrement les habitant-e-s de l'agglomération via eau.reimsmetropole.fr. On y apprend notamment que :

  • la teneur de l'eau en aluminium est au moins 10 fois inférieure à la limite réglementaire ;
  • la teneur en radon y est inférieure aux normes - les concentrations les plus élevées se trouvent dans les régions granitiques, volcaniques ou/et uranifères, c'est à dire plutôt dans les Vosges, dans le Massif Central, en Corse et en Bretagne ;
  • dans la mesure où ils sont alimentés par les pluies et non par les rivières, les champs captants d'Auménancourt et Fléchambault ne sont pas vraiment concernés par le risque que représentent les résidus médicamenteux ;
  • les concentrations de nitrates et de pesticides sont également inférieures aux normes limites.
Pour autant, nous devons garder à l'esprit que si la qualité de l'eau peut se dégrader avec le recours intensif aux produits phyto, la protection de la ressource est un objectif qui ne peut être atteint sans volonté politique ni investissement sur le long terme (conversion des surfaces agricoles en bio)

vendredi 10 avril 2009

le programme d'Europe Ecologie est sorti !

Après plusieurs semaines de mise au débat des propositions d'Europe Écologie, le contrat du Green Deal européen est enfin disponible et téléchargeable ici.

Pour une lecture rapide, vous pouvez également jeter un oeil aux 10 bonnes raisons de voter Europe Ecologie le 7 juin prochain. ;-)

samedi 27 octobre 2007

Pierre Radanne : "Une vraie innovation démocratique"

Pierre Radanne

Ancien président de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie, Pierre Radanne, chef de la commission énergie des Verts, est l'auteur du rapport Facteur 4 sur la réduction des gaz à effet de serre de la France (2005).

Quel regard portez-vous sur le Grenelle de l'environnement ?

Cet événement constitue une vraie innovation démocratique. Pour le moins improvisé, pas franchement réfléchi, cela restera un moment très fort de notre histoire, qui aura permis à la société française de se parler. Une société a énormément besoin de vérifier qu'elle va vers des valeurs communes. Nous ne le faisions plus. La nécessité de se confronter avec ce qui sera la grande affaire de ce siècle - à savoir l'entrée dans un monde de ressources rares et le besoin de répondre au réchauffement climatique - a permis de réintroduire un dialogue.

C'est donc un pas supplémentaire dans la prise de conscience de l'urgence écologique ?

Certainement, et de façon tout à fait originale, qui n'a jamais eu lieu dans aucun autre pays. L'environnement a donné lieu à des débats jusqu'à présent morcelés. Jamais la question n'avait été posée à une société dans son ensemble. Le Grenelle de l'environnement s'est élaboré sur une vision de la société française tout à fait nouvelle, celle d'un pentagone entre cinq acteurs - ONG, syndicats, entreprises, collectivités locales et Etat. Nicolas Sarkozy a annoncé son intention de pérenniser cette organisation du dialogue puisque la mise en oeuvre des mesures adoptées dans le Grenelle devrait être conduite par ce pentagone d'acteurs. C'est une avancée considérable. Sarkozy fait de l'écologie par un débat dans la société pour chercher de la capacité à entreprendre, à engager quelque chose qui soit partagé par le plus grand nombre. C'est tout à son honneur. La réponse aux défis écologiques ne doit pas se faire dans le conflit.

Nicolas Sarkozy a-t-il fait preuve de courage en endossant les conclusions du Grenelle ?

Oui, à la limite près qu'au niveau des mesures, on peut difficilement apprécier, à ce stade, les modalités pratiques de mise en œuvre. Il peut y avoir énormément d'érosion lors des discussions qui vont s'engager entre les différents acteurs

Peut-on parler de rupture ?

Non, le discours de Nicolas Sarkozy ne marque pas une rupture mais une inflexion. Il fait de l'écologie sans remettre en cause le système économique actuel. Cependant, on voit bien que la prise en compte de l'environnement pousse à une re-régulation de nos sociétés, implique le retour de l'Etat, de la décision publique au nom d'un avenir soutenable de la planète. Les choix forts assumés par le chef de l'Etat dans son discours posent d'ailleurs la question de la compatibilité avec d'autres choix gouvernementaux qui ne sont pas dans cette trame. Vouloir réduire les freins à la croissance et donc se placer dans une logique de dérégulation va à l'encontre de ce que dit le Grenelle. Il faudra trancher. __ Parmi les mesures annoncées, quelle est, selon vous, la plus importante ?__

Le vaste plan d'investissement dans le bâtiment, les transports et les énergies renouvelables est pour moi essentiel. Il est une réponse, avec retard, au choc pétrolier du début de la décennie. Ce programme aurait pu être décidé il y a cinq ans au lieu de continuer à dépenser, chaque année, 50 milliards d'euros pour acheter à l'étranger du pétrole, du gaz, de l'uranium... Mais à 90 dollars le baril de pétrole, il devient rentable d'investir dans les énergies renouvelables et dans l'isolation des bâtiments. Cela va créer de l'activité et des emplois. Le président prend un parti volontariste en faisant de l'adaptation au changement climatique et à la cherté de l'énergie un moteur de la croissance. Mais il y aura aussi des perdants, le Grenelle de l'environnement a éludé ce sujet, il faudra y revenir.

Propos recueillis par Laurence Caramel / Article paru dans l'édition du 27.10.07 du Monde