A quelques semaines du bouclage du projet, les élus Verts de la ville et de l'agglo rejettent officiellement l'aéroportuaire.
Ils auront attendu la dernière ligne droite pour faire part de leurs décisions. Les élus Verts de la communauté d'agglo et de la Ville ont, par l'intermédiaire de Serge Escoute, fait part de leur refus catégorique d'une implantation aéroportuaire « d'affaires » sur le site de la base aérienne.
« S'il n'y a pas beaucoup d'avions qui se posent et qui décollent, l'activité ne sera génératrice, ni d'emplois, ni de gains économiques. Et si les rotations sont nombreuses, il y aura les nuisances qui vont avec » explique le porte-parole.
Le cheval de bataille des élus verts Europe Ecologie, c'est aussi de se battre pour que l'Etat prenne en charge la dépollution du site. « De toute façon, il faudra le faire un jour. Autant obtenir une dépollution du site rapidement puisque, de toute façon, il faudra s'atteler à cette tâche un jour. Mais nous avons bien peur que ce soit les contribuables qui paient si les choses traînent en longueur. L'Etat a la possibilité de le faire autant que ce soit lui qui prenne la charge de la dépollution sous sa coupe ».
Vers l'agriculture
Plus d'avions autour du site. Que faire alors des 540 hectares de l'enceinte ? Les Verts soulignent être « attentifs » au projet Eurostories et au musée de l'aviation mais aussi et surtout aux projets de cité du cheval et du sport (notre édition du 16 avril dernier).
« Cela fait plusieurs années que le Stade de Reims veut se doter d'une autre structure d'entraînement. Les hectares libérés de la base sont une formidable occasion pour qu'un nouveau centre de formation ouvre ses portes. Sans oublier que cela permettrait sûrement le développement du club. Le transfert de l'hippodrome est un autre des projets intéressants » continue Serge Escoute.
Ce que les Verts veulent par-dessus tout pour les terres de la base aérienne, c'est un retour des exploitations agricoles.
« Il faut absolument profiter de cette occasion pour voir les agriculteurs reconquérir cet espace. Dans un premier temps, nous pourrions très bien imaginer que les cultures vivrières reprennent. Et ensuite que la filière bio fasse son apparition ».
Et si les pistes sont conservées, les Verts comptent bien soumettre au préfet leurs idées. « Pourquoi ne pas installer des panneaux photovoltaïques sur le tarmac ». Projet qui a d'ailleurs été concrétisé sur une base du sud de la France.
Thomas DUPRAT, journaliste à l'Union
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lundi 16 mai 2011
BA 112 : les Verts sortent de leur réserve
Par Stéphane le lundi 16 mai 2011, 17:03 - Média
mardi 26 mai 2009
Meeting Europe Ecologie à Reims
Par Stéphane le mardi 26 mai 2009, 16:02 - Et le monde
Ce meeting sera l'occasion pour Sandrine Bélier, tête de liste Europe Ecologie issue du monde associatif - de se présenter et d'échanger avec les marnaises et les marnais.
Yves Cochet, parlementaire Vert et spécialiste de la question énergétique apportera un éclairage global sur la place de l'Europe dans le monde de l'énergie et les défis actuels et à venir.
Quant à moi, j'y interviendrai en tant qu'élu local Vert en appuyant sur ce que les Verts sont capables de réaliser dès lors qu'ils sont aux responsabilités : du développement des énergies renouvelables aux alternatives au tout voiture en passant par le soutien à l'agriculture bio et de proximité...
Parce que le Green Deal, le nouveau contrat social que portent les Verts et les milliers de signataires d'Europe Ecologie doit se conjuguer à l'échelle de l'Europe comme au niveau local.
N'hésitez pas à venir vous informer et discuter des propositions d'Europe Ecologie. ça se passera à la salle Saint Thierry (17 rue Saint Thierry à Reims) ce mercredi de 20h à 22h.
vendredi 19 octobre 2007
Mairie de Reims : les Verts entrent en campagne
Par Stéphane le vendredi 19 octobre 2007, 09:59 - La vie rémoise
Plutôt discrets jusqu’à maintenant, les Verts rémois veulent peser sur les élections municipales et si possible, au côté du PS et d’Adeline Hazan.
Rassemblés au conseil municipal de Reims au sein du groupe de la gauche plurielle depuis 2001, les Verts et le Parti Socialiste pourraient poursuivre dans cette voie lors des élections municipales de mars 2008. Face à une droite désunie et vue la cohérence des idées des deux partis, cette union apparaît somme toute logique. Néanmoins, pour le moment rien n’est encore fait et les discussions en vue d’un accord se poursuivent activement et devraient aboutir à la fin de ce mois. C’est en tout cas ce que laisse entendre Stéphane Joly, secrétaire des Verts du pays rémois.
Pourquoi une union Verts-Parti Socialiste ?
Entre désir d’autonomie et réalité politique, les Verts semblent avoir choisi la voie de la raison. Sans remettre en cause leur projet politique écologique, il semblerait que celui porté par Adeline Hazan colle avec les idées des Verts rémois. « Si nous n’omettons pas encore complètement de proposer une liste autonome, il est vrai que nous nous dirigeons à 75% vers une liste commune avec le Parti Socialiste. C’est en tout cas le vœu de la grande majorité de nos adhérents et surtout, cela est possible vu le discours tenu par Adeline Hazan. En effet, sa vision concernant le développement durable est forte. Pour une ville comme Reims, nos idées et les siennes semblent proches et cohérentes. Et même si nous ne sommes pas toujours d’accord, nos discussions restent constructives ».
Les idées des Verts pour Reims.
En attendant la décision finale concernant une candidature unie sous le nom d’Adeline Hazan, les Verts ont entamé leur travail de réflexion et définis leurs priorités politiques pour Reims autour de 3 axes : l’urgence écologique, l’urgence sociale et l’urgence démocratique. Concernant l’urgence écologique, les Verts veulent mettre en place une alternative à la voiture. « Tous les Rémois doivent pouvoir avoir le choix d’utiliser un autre moyen de transport que leur voiture. Cela passe évidemment par le tramway, mais aussi par une meilleure organisation du réseau de bus, la réalisation d’un réseau de pistes cyclables cohérent, une politique volontariste en faveur de la marche à pied et la mise en service d’un système d’auto-partage comme il en existe à Lille. L’auto-partage fonctionne comme le Vélib à Paris sauf qu’ici, il s’agit de voiture ». Au niveau social, les écologistes rémois désirent mettre l’accent sur les problèmes liés au logement. « Des efforts doivent être réalisés sur l’isolation des logements. Cela permettrait aux Rémois de réduire leurs charges locatives, de limiter en même temps le gaspillage énergétique et de créer des emplois non délocalisables ». Enfin, les Verts souhaitent installer un système où les Rémois participeraient davantage aux décisions prises par la mairie. « Nous devons être capables de proposer aux habitants de devenir de véritables acteurs de la ville. C’est un travail de longue haleine qu’il faut opérer au sein de chaque quartier. De même, nous voulons une plus grande transparence concernant les subventions allouées par la ville et les marchés publics. Dans le premier cas, les critères doivent être clairement définis et dans le second, on peut très bien imaginer la création d’une charte respectueuse de l’environnement que les entreprises candidates seraient obligées de respecter ».
Les Verts et la division à droite.
Comme tous les partis politiques rémois, les Verts observent et écoutent ce qui se trame dans les camps adverses. Sans vouloir commenter les candidatures des uns et des autres, le secrétaire des Verts du pays rémois estime cependant « que le projet du futur maire de Reims doit être celui des habitants et non celui de la gauche ou de la droite ». Enfin favorable au non cumul des mandats, Stéphane Joly rappelle « que seule Adeline Hazan s’est engagée à démissionner de son poste de député, au contraire de tous les autres candidats ». Julien Debant