Stéphane Joly 2.0

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lundi 9 février 2009

l'insertion à destination des sans-toits

article paru dans l'Union du 02/02 :

Les SDF sont souvent montrés du doigt pour leur agressivité ou leur manque de discrétion. À Reims, l'année 2009 devrait être marquée par le lancement de plusieurs projets pour les aider à sortir de leur galère.
Qui n'a jamais rebroussé chemin ou eu un petit moment de recul et d'inquiétude en croisant plusieurs SDF avec leurs chiens ? À Reims, les sans domicile fixe reviennent régulièrement sur le devant de l'actualité que ce soit par le biais de riverains mécontents ou d'arrêtés « anti-SDF » mis en place par l'ancienne équipe Schneiter et reconduits par la municipalité d'Adeline Hazan.

400 SDF au CCAS
« Nous ne l'avons pas reconduit en l'état », se défend Stéphane Joly, adjoint en charge notamment de l'action sociale. « Son » CCAS gère aujourd'hui plus de 400 personnes sans domicile fixe qui y sont domiciliées. Et ce chiffre ne représente qu'une partie des SDF à Reims, aucune statistique officielle n'existant sur ce sujet.
«Nous sommes confrontés à plusieurs populations de SDF », indique Stéphane joly. « Ceux qui vont dans les logements d'urgence, ceux qui vivent dans les squats, sous des tentes ou encore quelques-uns qui ont choisi de vivre délibérément dehors. »

En ce début d'année 2009, plusieurs pistes sont évoquées pour tenter de gérer ce phénomène avec deux axes prioritaires : les jeunes de 18 à 30 ans en errance et les SDF qui sont depuis plus de dix ans dans la rue.

Pour les premiers, estimés à environ 120 sur Reims, un projet de création d'un lieu d'accueil est en discussion avec le conseil général. En complément des structures existantes, il permettrait de recevoir pendant 3 à 6 mois ces jeunes, le temps de leur permettre de se réinsérer ou, tout du moins, de commencer un parcours pour s'en sortir.
Pour les SDF qui vivent depuis plus de dix ans dans la rue - une vingtaine de personnes à Reims -, une réunion est prévue dans quelques semaines afin d'étudier plusieurs solutions. Parmi celles-ci, la création de bungalows d'accueil un peu plus séduisants, et c'est un euphémisme, que ceux existant à Reims, « Il va falloir surtout travailler avec eux sur l'aspect social des choses », souligne Stéphane Joly. « Il faut être réaliste : très peu de gens qui se trouvent dans cette catégorie retrouveront un travail classique. Notre priorité, c'est la réinsertion sociale. C'est essentiel quand on sait que 15 ans de rue, on en meurt... »

Il faudra du temps
Outre ces mesures, la répression sera aussi présente dans le dispositif. L'arrêté de la mairie, contrairement à celui de la précédente municipalité, n'est pas ciblé sur une zone mais sur toute la ville avec une interdiction de s'alcooliser et de se regrouper avec plusieurs chiens.
« On ne peut empêcher les gens de circuler tout de même », précise Stéphane Joly. « Chacun est libre de le faire. Après, je peux comprendre que certains riverains soient dérangés. Quand on appelle la police municipale ou nationale, elle se déplace pour régler ces problèmes. »
Les premiers effets de cette « campagne SDF » devraient se faire sentir dans les prochains mois. Si effet il y a... Mais il faudra tout de même du temps avant que des résultats soient réellement marquants. Selon les spécialistes, il faut un an d'insertion avant de pouvoir sortir quelqu'un qui a passé deux ans dans la rue. Le chemin est encore long..

lundi 28 janvier 2008

Mort d'un SDF à Reims

Foyet Princet

COMMUNIQUE du Foyer Princet-Ozanam

BIEN CONNU DES ORGANISMES SOCIAUX ET CARITATIFS, Alain, depuis plusieurs mois fréquentait quotidiennement le Foyer et dormait, dans son voisinage, sous le porche de la Cartonnerie.

Le 8 janvier, l’équipe s’est s’inquiétée de son état de santé et lui a proposé de l’accompagner pour une consultation à l’hôpital. Ce qu’il a refusé catégoriquement.

Après avoir pris l’avis de deux infirmières bénévoles présentes ce jour là, l’équipe de plus en plus alarmée a appelé S.O.S Médecins. Le diagnostic est tombé : il risquait de mourir dans la nuit, SEUL.

Impensable pour l’équipe de le remettre dans la rue à la fermeture du Foyer à 16h. Elle a donc décidé de se relayer à son chevet.

Au petit matin, dans un semi coma, il a pu être pris en charge par le S.A.M.U non sans avoir remercié l’équipe de ce qu’elle avait fait pour lui.

L’attitude de cette équipe montre l’importance et la qualité des liens qui se nouent entre les personnes de la rue et ceux qui les reconnaissent dans toute leur humanité même défigurée.

Pour l’équipe, cet accompagnement était une première qui va bien au delà des « missions définies dans la convention » (auxquelles il nous est vivement recommandé de nous tenir). Il s’agit seulement d’une initiative spontanée d’humanité dont les responsables de l’Association sont émus et fiers.

D’autant que ce faisant, le scandale d’un gros titre « Mort dans la rue d’un S.D.F »., et pour faire bonne mesure, la diffusion de l’information à l’échelon national ont été épargnés à notre ville !

Merci à cette valeureuse équipe