La semaine passée, France3 diffusait un reportage sur la qualité de l'eau, ou plutôt les risques qui pèsent sur la qualité de l'eau qui coule du robinet.

Ce programme a un double avantage. S'il permet de tirer la sonnette d'alarme et d'interpeler les populations les plus touchées par les atteintes à la ressource, il informe et sensibilise les autres sur la nécessité de gérer de façon durable ce bien public.

Service public oblige, Reims Métropole informe régulièrement les habitant-e-s de l'agglomération via eau.reimsmetropole.fr. On y apprend notamment que :

  • la teneur de l'eau en aluminium est au moins 10 fois inférieure à la limite réglementaire ;
  • la teneur en radon y est inférieure aux normes - les concentrations les plus élevées se trouvent dans les régions granitiques, volcaniques ou/et uranifères, c'est à dire plutôt dans les Vosges, dans le Massif Central, en Corse et en Bretagne ;
  • dans la mesure où ils sont alimentés par les pluies et non par les rivières, les champs captants d'Auménancourt et Fléchambault ne sont pas vraiment concernés par le risque que représentent les résidus médicamenteux ;
  • les concentrations de nitrates et de pesticides sont également inférieures aux normes limites.
Pour autant, nous devons garder à l'esprit que si la qualité de l'eau peut se dégrader avec le recours intensif aux produits phyto, la protection de la ressource est un objectif qui ne peut être atteint sans volonté politique ni investissement sur le long terme (conversion des surfaces agricoles en bio)