bientôt à Reims, des voitures à partager
Par Stéphane le mercredi 25 mars 2009, 11:41 - La vie rémoise - Lien permanent
Afin de limiter la casse du climat, nous devons réduire le niveau de nos
émissions de gaz à effet de serre.
Si la France s'était engagée dans le cadre du protocole de Kyoto à ne pas
augmenter ses émissions de carbone au-delà du niveau atteint en 1990, le
secteur des transports a connu une augmentation de plus de 25% depuis cette
année de référence. Ce chiffre donne une idée de l'ampleur du problème et nous
incite à étudier l'ensemble des pistes alternatives à la la voiture
individuelle.
Dans le même temps, les compétences des collectivités territoriales se sont
accrues - y compris en matière de politique des transports. La Ville de Reims
et son agglomération ont la volonté d'apporter de solutions permettant de se
déplacer avec souplesse tout en évitant le soutien à la généralisation de la
voiture individuelle.
Il y a quelques mois déjà, la ville de Reims s'engageait dans la promotion
du covoiturage en soutenant la plateforme reims.e-deplacements.fr et en invitant
son personnel à passer de la théorie à la pratique.
A l’automne, Champagne Parc
Auto fera l’acquisition d’une quinzaine de véhicules et lancera un service
d’autopartage.
L’idée de base de l’autopartage tient dans la mutualisation d’un parc
automobile :
- disponible 24h/24 et 7j/7 ;
- accessible grâce à une répartition au plus près des usagers et à proximité du réseau de transport en commun ;
- à un prix maîtrisé et transparent lié à la durée et au kilométrage ;
- adapté à des usages divers avec des voitures citadines et de petits utilitaires.
Ce service innovant, encore peu développé en France (3 000 utilisateurs contre
70 000 en Suisse et 100 000 en Allemagne) répond à sa mesure aux exigences du
développement durable :
- L'efficacité économique avec la création de plusieurs emplois locaux et directs,
- La justice environnementale avec la maîtrise du besoin en stationnement (une place de stationnement dédié à l’autopartage équivaut à 7 places de stationnement individuel !),
- L'équité sociale grâce à une plus grande mobilité des personnes ne disposant pas de revenus suffisants pour acheter une voiture.
Enfin, comme il n’y a pas de développement durable sans démocratie, un club des utilisateurs du service d’autopartage sera créé pour évaluer au mieux les besoins et les pistes d’amélioration du service.