Il y a plusieurs jours, un sondage sur les intentions de vote à 13 mois de la prochaine élection présidentielle plaçait l'extrême droite en tête du premier tour, devant les candidatures PS et UMP. S'en est suivi de nombreuses réactions à gauche comme à droite. La plus marquante reste sans doute celle de Nicolas Sarkozy déclarait hier soir qu'en cas de second tour opposant une candidature de gauche à une candidature d'extrême droite, il n'appellerait pas les citoyen-ne-s à voter pour la candidature PS, même si elle restait la seule option républicaine, même si en 2002 une majorité de gauche avait apporté leur voix au candidat Chirac pour faire barrage au FN.
Alors que quelques personnalités de l'UMP seraient prêtes à appeler à voter à gauche en cas de duel PS-FN, le positionnement du candidat Sarkozy marque le fait que l'UMP est poreuse et que ce parti entretient des relations plus qu'ambigües avec l'extrême droite. Sarkozy chercherait-il une fois de plus à capter les électeurs "FN" comme il l'avait fait en 2007 ? les discours officiels sur l'islam ou sur l'identité nationale y contribuent en tout cas..

