Stéphane Joly 2.0

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L'écologie politique

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samedi 27 octobre 2007

Pierre Radanne : "Une vraie innovation démocratique"

Pierre Radanne

Ancien président de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie, Pierre Radanne, chef de la commission énergie des Verts, est l'auteur du rapport Facteur 4 sur la réduction des gaz à effet de serre de la France (2005).

Quel regard portez-vous sur le Grenelle de l'environnement ?

Cet événement constitue une vraie innovation démocratique. Pour le moins improvisé, pas franchement réfléchi, cela restera un moment très fort de notre histoire, qui aura permis à la société française de se parler. Une société a énormément besoin de vérifier qu'elle va vers des valeurs communes. Nous ne le faisions plus. La nécessité de se confronter avec ce qui sera la grande affaire de ce siècle - à savoir l'entrée dans un monde de ressources rares et le besoin de répondre au réchauffement climatique - a permis de réintroduire un dialogue.

C'est donc un pas supplémentaire dans la prise de conscience de l'urgence écologique ?

Certainement, et de façon tout à fait originale, qui n'a jamais eu lieu dans aucun autre pays. L'environnement a donné lieu à des débats jusqu'à présent morcelés. Jamais la question n'avait été posée à une société dans son ensemble. Le Grenelle de l'environnement s'est élaboré sur une vision de la société française tout à fait nouvelle, celle d'un pentagone entre cinq acteurs - ONG, syndicats, entreprises, collectivités locales et Etat. Nicolas Sarkozy a annoncé son intention de pérenniser cette organisation du dialogue puisque la mise en oeuvre des mesures adoptées dans le Grenelle devrait être conduite par ce pentagone d'acteurs. C'est une avancée considérable. Sarkozy fait de l'écologie par un débat dans la société pour chercher de la capacité à entreprendre, à engager quelque chose qui soit partagé par le plus grand nombre. C'est tout à son honneur. La réponse aux défis écologiques ne doit pas se faire dans le conflit.

Nicolas Sarkozy a-t-il fait preuve de courage en endossant les conclusions du Grenelle ?

Oui, à la limite près qu'au niveau des mesures, on peut difficilement apprécier, à ce stade, les modalités pratiques de mise en œuvre. Il peut y avoir énormément d'érosion lors des discussions qui vont s'engager entre les différents acteurs

Peut-on parler de rupture ?

Non, le discours de Nicolas Sarkozy ne marque pas une rupture mais une inflexion. Il fait de l'écologie sans remettre en cause le système économique actuel. Cependant, on voit bien que la prise en compte de l'environnement pousse à une re-régulation de nos sociétés, implique le retour de l'Etat, de la décision publique au nom d'un avenir soutenable de la planète. Les choix forts assumés par le chef de l'Etat dans son discours posent d'ailleurs la question de la compatibilité avec d'autres choix gouvernementaux qui ne sont pas dans cette trame. Vouloir réduire les freins à la croissance et donc se placer dans une logique de dérégulation va à l'encontre de ce que dit le Grenelle. Il faudra trancher. __ Parmi les mesures annoncées, quelle est, selon vous, la plus importante ?__

Le vaste plan d'investissement dans le bâtiment, les transports et les énergies renouvelables est pour moi essentiel. Il est une réponse, avec retard, au choc pétrolier du début de la décennie. Ce programme aurait pu être décidé il y a cinq ans au lieu de continuer à dépenser, chaque année, 50 milliards d'euros pour acheter à l'étranger du pétrole, du gaz, de l'uranium... Mais à 90 dollars le baril de pétrole, il devient rentable d'investir dans les énergies renouvelables et dans l'isolation des bâtiments. Cela va créer de l'activité et des emplois. Le président prend un parti volontariste en faisant de l'adaptation au changement climatique et à la cherté de l'énergie un moteur de la croissance. Mais il y aura aussi des perdants, le Grenelle de l'environnement a éludé ce sujet, il faudra y revenir.

Propos recueillis par Laurence Caramel / Article paru dans l'édition du 27.10.07 du Monde

Grenelle : l’enthousiasme doit être prudent

martine grenelle

L’ensemble des mesures proposées par Nicolas Sarkozy sont séduisantes… à condition qu’elles soient mises en œuvre. En matière d’écologie, au-delà des mots, seuls comptent les actes. Jacques Chirac nous a déjà bercé voilà 5 ans avec une sérénade écolo, avec l’absence de résultats que l’on sait.

Le Grenelle de l’environnement n’est pas fini. Il commence à peine.

La moulinette parlementaire va se mettre en branle, avec une majorité UMP qui a déjà émis des réserves et dont la proximité avec les lobbies des pollueurs est une réalité objective.

La moulinette administrative, celle des grands corps dont on connaît la capacité à être des freins puissants aux progrès environnementaux, va entrer en action dès demain.

Quelles ressources financières va-t-on mobiliser, alors même que l’Etat se retrouve pieds et poings liés à cause des 15 milliards d’euros offerts chaque années aux plus privilégiés de notre pays ?

Déjà, on peut voir pendre certains fils qui pourraient permettre de détricoter des mesures importantes. En matière de nucléaire, la transparence annoncée pourrait être facilement contournée par une interprétation étroite des principes restrictifs de sécurité d’Etat ou de secret industriel ? En matière de pesticides, à quel horizon et comment va-t-on diviser par deux leur utilisation, alors même que leur puissance et leur toxicité s’accroît chaque année ? En matière de logement, 10 milliards d’euros par ans seront nécessaires. Où sera pris cet argent ?

On peut se réjouir que le Grenelle soit l’occasion de rattraper de façon tonitruante les obligations légales européennes que le France s’emploie à ne pas respecter depuis des années.

Souhaitons seulement que toutes ces mesures cruellement nécessaires ne soient pas victimes du syndrome de la loi sur le droit au logement – une belle annonce, puis une mesure concrète vidée de sa substance.

Communiqué de presse des Verts du 25 octobre 2007

lundi 22 octobre 2007

Une sonothèque verte

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Depuis quelques temps, vous pouvez écouter des sons sur le site national des Verts. Je vous invite a écouter l’histoire des Verts par Yves Fremion.

Pour écouter ou télécharger, cliquez ici

mardi 2 octobre 2007

Quel rôle jouent les lobbies dans le Grenelle de l'Environnement ?

logo grenelle

Extrait du site du nouvel obs très intéressant sur le rôle des lobbies dans le Grenelle :

Fin octobre, le Grenelle doit réunir des représentants des ONG, des syndicats, du patronat, des collectivités locales et de l'Etat afin de définir une vingtaine de plans d'action. Quel sera le poids des lobbies dans les futures décisions ? Nouvelobs.com a recueilli l'avis de personnalités sur cette question.

Notre question : Quel est le poids des lobbies industriels et patronaux dans le Grenelle de l'environnement ?

Les réponses :

Hubert Reeves, astrophysicien et président de la Ligue ROC: "Avoir tenu l'engagement - pris à la demande du monde associatif - d'un Grenelle de l'environnement est une rupture avec le passé où les différents protagonistes se considéraient comme des adversaires. Dorénavant, ils savent s'asseoir autour d'une table et chercher des points de convergence. Je veux croire, je crois que le Grenelle n'est qu'une première étape, l'aube d'une ère nouvelle. On est au XXIème siècle, on n'a plus les moyens du XXème (le pétrole et les minerais s'épuisent, la biodiversité décline) et personne n'a envie de vivre l'enfer d'une planète trop chaude, ou de se mettre la ceinture pour cause de pénurie alimentaire. Ces sombres prédictions nous empêchent de nous croiser les bras. Et si elles ne se réalisent pas, sans doute sera-ce parce qu'un Grenelle a eu lieu en France, répété ailleurs, qu'une ONUE se sera créée, etc. Du moins c'est ce que j'espère"

Corinne Lepage, présidente de Cap21: "Il est difficile de répondre aujourd'hui à cette question. Nous le saurons au moment des décisions mais le lobby agricole a été présent pendant la première étape de préparation. Il faut voir comment se déroulent les débats dans les régions. J'ai quelques interrogations concernant le rôle des préfets. Des échos du Havre et de Laval, me font dire que certains d'entre eux ont tendance à décider a priori qu'il ne serait pas débattu des OGM et du nucléaire dans leur région. Ce n'est pas normal."

Sandrine Matti, présidente de Réseau Action Climat : "Ils tiennent une place très importante, ce n'est pas une surprise. La Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) plaident pour le développement des agrocarburants, le Medef et EDF défendent le nucléaire…Bien entendu, des consensus peuvent émerger, mais le Grenelle doit avant tout aboutir à de vraies négociations."

Franck Laval, Ecologie sans Frontières: "Ah les lobbies… Au départ nous étions un peu surpris, nous ne les voyions pas. Mais où donc étaient passés les méchants patrons qui détestent les écolos. En fait, ils savent rester très discrets, mais ils sont bel et bien présents et font leur travail de façon très subtile. Ils entourent les président des groupes, les aident, rédigent les synthèses et du coup mettent en avant leurs idées, sans bruit. Par exemple, ce sont des fonctionnaires du ministère de l'Industrie qui épaulent le président du groupe de travail n°3 intitulé "instaurer un environnement respectueux de la santé". Lors des débats, le Medef a proposé de renouveler tout le parc automobile en 5 ans pour lutter contre la pollution! Autrement dit, il s'agit d'une véritable proposition commerciale que nous n'avons même pas dénoncée tellement elle est grossière. Et bien, dans le compte-rendu, elle bien mise en avant, tandis que les idées des associations, qui sont forcément différentes les unes des autres, sont tellement synthétisées qu'on pourrait lire le contraire de ce que nous pensons…"

Sébastien Genest, président de France nature environnement: ""In fine, ils pèseront obligatoirement dans les négociations car une grande partie des mesures opérationnelles qui seront adoptées auront un impact sur l'économie. C'est pour cela qu'il faudra fasse ses choix de manière claire et informer au maximum pour éviter qu'il y ait des éléments bloquant. Il faut qu'il y ait le moins de zones d'ombres possibles dès le départ. Le problème, c'est que pour l'instant tout n'est pas dit et qu'on a l'impression que le ministère des Finances et les organisations patronales n'ont pas été jusqu'au bout de ce qu'ils pensent réellement."

Michèle Rivasi, coordinatrice du suivi du Grenelle de l'environnement au sein des Verts: "Plusieurs secteurs sont tabous : le nucléaire et le chimique sont, par exemple, intouchables. Nos intérêts divergent, et, déjà, des différends se sont manifestés dans les groupes de travail.La recherche sur les OGM pose aussi problème. Deux conceptions s'opposent : l'une est scientiste, l'autre applique le principe de précaution. Pour autant, nous refusons un discours manichéen, car les Verts sont pour la recherche sur les OGM, mais en laboratoire, pas en plein champ. Par ailleurs, nous réclamons un plan de restriction draconien des pesticides. Nous voulons que le Grenelle soit réapproprié par les citoyens au niveau des collectivités territoriales. Nous sommes, par exemple, pour des contrats entre les ONG et les conseils généraux. Nous voulons sortir du système hiérarchique habituel."

Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace: "Leur poids est très lourd. D'importantes résistances se font sentir du côté du Medef et la FNSEA, qui assument difficilement leur responsabilité dans les changements de modes de production. Ils veulent faire payer l'Etat ou les consommateurs, mais refusent toute réglementation contraignante pour eux. En dépit de la communication d'entreprise et gouvernementale qui inonde les médias, le Grenelle est un moment de vérité. Nous verrons si ces lobbies apporteront de vraies solutions, ou s'ils se contenteront de communiquer sur le développement durable. Au sein d'Alliance pour la planète, nous connaissons les solutions qui fonctionnent et qui, en plus, créent de l'emploi. La légitimité est du côté des associations. Nous voulons, grâce à l'opinion publique, que le rapport de force soit en notre faveur. Nous ne négocierons pas sur l'ambition du Grenelle, qui est d'apporter des solutions à une crise environnementale. Seuls les moyens peuvent être discutés."

Claude Bascompte, président des Amis de la terre: "Il ne faut pas nier, ni être angéliste. Les lobbies oeuvrent pour leur point de vue, c'est certain. Nous sommes vigilants. Nous comptons peser autant que possible, car les lobbies sont déjà très bien entendus par le pouvoir en place. Nous souhaitons mettre en œuvre toutes nos propositions. Certaines peuvent être discutées, d'autres non. Par exemple, des changements politiques doivent absolument être décidés en matière de nucléaire, d'incinération ou de transports routiers. Il faut envisager une sortie du nucléaire et le développement des énergies renouvelables. Après, le cheminement peut toujours se négocier. "

Stéphane Lhomme, porte-parole du réseau Sortir du Nucléaire: "A priori, pour ce qui est du nucléaire, les lobbys industriels et patronaux sont assez peu investis dans le Grenelle de l'environnement. Ils connaissent les positions de l'Etat français. Ils savent que le Grenelle n'a pas été organisé pour empêcher leur activité polluante. La société Areva doit être suffisamment rassurée par les positions de Nicolas Sarkozy pour ne pas avoir besoin de venir".

Jean-Paul Besset, porte-parole de la Fondation Nicolas Hulot : "Chacun défend évidemment ses intérêts et c’est bien le propre d’un débat démocratique. A nous les associations écologistes de convaincre que l’enjeu dépasse les petites cuisines des uns et des autres. Jusqu’à présent en tout cas, les lobbies restent sur la défensive et ne font pas obstacle. C’est qu’ils ne peuvent nier la réalité de la crise écologique et l’ardente obligation d’y apporter des solutions. La question leur est posée de plein fouet. Ils ne peuvent la contourner. Pas plus eux que toute la société. Certains garderont le pied sur le frein, sans doute, mais pourront-ils afficher un front du refus systématique face à une opinion qui, alors, les jugerait sévèrement?"

Jean-Pierre Bompard, secrétaire confédérale de la CFDT: "A ce jour, dans les groupes de travail, on a pas identifier ce que vous appelez lobby. Il existe bel et bien une volonté d'écoute et de dialogue de la part au sein des groupes de travail. La première phase finale ne débute que la semaine prochaine mais l'on ne peut pas dire que le patronat se comporte en lobbying comme à Bruxelles. On aurait notamment pu le craindre pour la filière des biocarburants. Mais l'on ne voit les producteurs de plantes se manifester, dans la forme actuelle des réunions. Dans le secteur du transport de marchandise également, les positions syndicales ne sont pas homogènes."

Dominique Paret, porte-parole de l'Ufip, Union française des industries pétrolières: "Quand vous regardez la composition des groupes, nous représentons qu'une partie au sein du collège des employeurs, qui lui-même discute avec quatre autres collèges. Ainsi, les industries et le milieu patronal tentent de représenter le Medef de manière homogène. Car la plupart des questions dépassent le périmètre des branches."

Florent Grabin, responsable de l'association écologique Pour une Martinique autrement (Puma): "C'est certain qu'ils vont mettre des bâtons dans les roues des écologistes. Aux Antilles, ils craignent que la dénonciation de l'utilisation des pesticides casse l'économie du tourisme et que les voyageurs partent vers le reste des Caraïbes, où la situation environnementale est pourtant pire que chez nous".

Vincent Perrot, délégué général de la Fédération nationale d'agriculture biologique (FNAB): "Le lobby FNSEA est le plus puissant. L'Assemblée permanente des chambres d'agricultures, les coopératives agricoles et les semenciers sont également très représentés. En écoutant les propositions de la FNSEA, on sent que ces agriculteurs sont prêts à préserver la biodiversité, mais pas à la réintroduire, en arrêtant, par exemple, les monocultures. Ils ne veulent pas changer de méthode. Pendant les réunions de travail, c'est un vrai dialogue de sourds. Le rapporteur et le président ont beaucoup de mal à trouver des consensus. Par exemple la FNSEA s'est prononcée en faveur de l'agriculture biologique, mais sans définir sa proportion dans l'agriculture française. De toutes manières, peu importe les négociations, on n'aboutira qu'à ce que le gouvernement a décidé."

Christine Thelen, membre du Collectif des faucheurs volontaires: "Les lobbies vont y aller de tout leur poids, c'est certain. Le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, avait pris une position intéressante concernant les OGM. Mais le ministre de l'Agriculture, qui est à la solde de la FNSEA, l'a immédiatement recadré. Pourtant, 65% des agriculteurs sont contre les OGM. Le Collectif des faucheurs volontaires compte peser dans la balance, en organisant notamment, juste avant le Grenelle, une marche de Chartres à Paris, avec de nombreux débats.

Philippe Gratien, directeur général du Groupement national interprofessionnel des semences et plants (GNIS): "Nous sommes des participants parmi tant d'autres. Tout le monde a droit la parole. Les trois premières réunions du Grenelle sur les OGM se sont déroulées normalement. A la quatrième, nous avons dénoncé une rupture de contrat après que Jean-Louis Borloo a parlé de gel des cultures OGM. Sur un sujet aussi difficile, les discussions sont tendues."

Jacques Pasquier, membre de la Confédération paysanne: "J'ai d'ores et déjà constaté le poids très important du Medef. Lors des réunions de travail du Grenelle avec les représentants de ce mouvement, les objectifs économiques étaient toujours très présents. Le Medef est réticent à tout ce qui peut freiner le business. Par exemple, au cours des discussions sur la pollution de l'air intérieur, le Medef était favorable à des programmes d'isolation ou de ventilation, synonymes, pour eux, d'activité économique. En revanche, dès qu'on a parlé d'exclure les substances CMR (substances chimiques à caractère cancérogènes et mutagènes), utilisées notamment dans le traitement du bois, l'organisation patronale a tiqué. Il est hors de question, pour elle, de freiner l'activité en retirant un produit de la vente en attendant de trouver un substitut. Le lobby d'experts scientifiques est également très présent. Ils abordent les problèmes environnementaux avec un regard formaté qui laisse peu de place à l'expertise citoyenne."

Bernard Cressens, directeur des programmes de WWF France: "Leur poids est très important. Les lobbies agricoles ont peur qu'on leur mette des bâtons dans les roues en modifiant leur mode de production. Ils craignent la concurrence des autres pays si des mesures sont prises uniquement en France. Au sein du groupe 3 du Grenelle sur la santé et l'environnement, nous n'avons été ni écouté, ni entendu. Dans le groupe 4 sur les modes de production et de consommation durable, nous avons été écouté, mais il était exclu qu'on gêne l'agrobusiness de quelque manière que ce soit…"

Alfred Kaufmann, co-fondateur d'Agir Vite: "Le poids a toujours été important sur les politiques, qu'ils soient de droite ou de gauche. C'est le credo d'Agir Vite que de le dénoncer. Les Verts se sont trompés lorsqu'ils ont cherché à s'allier avec le PS. Actuellement, Michel Barnier roule pour la FNSEA, comme Jean Glavany en son temps. Les ministres que ce soit de l'Agriculture ou de l'Environnement, ont toujours été partie liée avec les lobbies pétrolier, routier, chimique etc... Les lobbies freinent à mort le Grenelle de l'Environnement. Agir Vite souhaite ardemment que le débat débouche, mais n'y croit pas."

Nadine Lauverjat, chargé de mission au Mouvement pour le droit et le respect des générations futur (MDRGF): "Lors des réunions de travail du Grenelle, on a pu voir que leur poids n'était pas négligeable. Les syndicats agricoles étaient très présents. Avec eux, les relations étaient cordiales, nous avons été en mesure de faire part de nos doléances, mais au final, la synthèse du groupe Santé et environnement est décevante. L'accent n'est pas assez mis sur le principe de précaution et le rapport n'apporte pas de véritable rupture."

Christiane Lambert, vice-présidente de la FNSEA: "La présence de représentants de l'industrie et de syndicats agricole rééquilibre le poids des ONG. L'intérêt de la rencontre est qu'elle est un débat ouvert qui permet de confronter des idées. La réunion sur le thème de la gouvernance était productive. Mais, parfois, les réunions ont donné lieu à des accusations assez vives de la part des ONG. Les débats dans les groupes traitant de l'agriculture, de la santé ou des transports, sujets polémiques, étaient tendus. On a parfois assisté à une attitude de lobbying dur de la part des associations. Il est pourtant normal que les syndicats agricoles fassent apparaître la réalité des modes de production et ses coûts. Il faut apprendre à dialoguer ensemble. La société civile a également un rôle à jouer, en limitant ses déplacements en voiture, en triant ses déchets etc. "

lundi 1 octobre 2007

Quel est le poids de CO2 de ma tasse de café Nespresso ?

nespresso Personnellement, je ne bois jamais de café, mais de nombreux de mes amis se sont mis à la Nespresso. Certains -alors même que nous nous connaissons depuis plus de 15 ans- me propose d’expérience de la Nespresso (biz à Seb).

Depuis ces achats, je dénigrai ces machines à café non par le fait que ces machines fassent du café mais par le nombre d’emballage jeté.

J’ai trouvé un début de réponse sur le blog d’Héloïm Sinclair

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